Octobre Rose : bien-être et beauté avec la cosmétique naturelle

Les effets secondaires liés à un traitement du cancer du sein peuvent être néfastes, autant sur le plan physique que psychologique. Fatigue, chute de cheveux et de poils, peau sensibilisée, mauvaise mine, ongles fragilisés… Des désagréments en chaîne qui peuvent conduire à une réelle perte d’estime de soi et accentuer un état dépressif. 

Alors que la campagne Octobre Rose débute ce premier vendredi du mois, nous avons souhaité nous pencher sur ces questions délicates : comment se réapproprier sa beauté sans pour autant recourir à des produits douteux ? Par quels moyens peut-on reprendre confiance en son corps et en son esprit ? La Boutique Moso tente d’y apporter quelques réponses avec la cosmétique naturelle bio.

Comme chaque année depuis 1985, nous entrons dans le mois d’Octobre Rose, ce moment primordial dédié à la campagne de sensibilisation au cancer du sein.

L’occasion de s’interroger sur un sujet en particulier : comment concilier bien-être et beauté avec une chimiothérapie ? Car ses effets secondaires peuvent réellement entraîner une perte de confiance en soi et générer un mal-être latent. À la fatigue psychique et psychologique peuvent s'ajouter une chute de cheveux et de poils, un sentiment de perte de féminité, des sécheresses cutanées et une mine terne, des ongles fragilisés… 

Pour prendre soin de l’ensemble de son organisme, quels cosmétiques utiliser ? Quels sont les produits adaptés lorsqu’on est en cours de traitement ? Y a-t-il des substances aggravantes à éviter ? Quels gestes adopter au quotidien pour se bichonner et reprendre de l’assurance ? 

En cas de doute, l’alternative de la cosmétique naturelle bio 

De nos jours, la composition des cosmétiques conventionnels est étroitement encadrée. Fort heureusement, quand on sait que certains contiennent des substances pétrochimiques, perturbateurs endocriniens, allergisants etc. Mais même si leur teneur est contrôlée, ils sont bel et bien présents. Dans ce cas, pourquoi ne pas se tourner totalement vers la cosmétique naturelle et bio, exempte de ces composés douteux ? Plus saine pour la santé, elle revêt aussi une dimension éthique pour la protection de la planète. 

Quels produits cosmétiques choisir en cas de chimiothérapie ?

Les cosmétiques naturels et bio ne peuvent évidemment pas se substituer à l’utilisation de cosmétiques prescrits par un professionnel de santé

La Boutique Moso vous apporte quelques conseils de bon sens, communément validés par la dermatologie et l’oncologie pour prendre soin de soi en toute sécurité.

  • Les produits contenant de l’alcool sont à bannir, car ils peuvent irriter et assécher davantage la peau 
  • Privilégier des produits d’hygiène hydratants et sans savon
  • Opter pour des formules hypoallergéniques
  • Adopter un shampoing doux pour cheveux fins et fragiles et ne pas faire plus de deux lavages par semaine
  • Utiliser des traitements capillaires stimulants
  • Ne pas utiliser de sèche-cheveux, lisseur ou fer à friser
  • Éviter de faire une coloration, teinture ou balayage 
  • Se munir d’une brosse douce pour le coiffage

Hydrater et protéger sa peau

L’un des effets secondaires le plus répandu d’une chimiothérapie est la sécheresse cutanée, sur le visage et le corps. Elle résulte d’une fragilisation de la barrière cutanée, qui ne permet plus à l’épiderme de retenir l’hydratation dans ses couches supérieures. Plus sensible, asséchée, la peau peut éventuellement souffrir de démangeaisons et se fissurer aux extrémités. D’où l’intérêt d’adopter une crème de jour ou un baume corporel sans parfum. Leur formule naturelle, souvent certifiée bio, n’implique que des ingrédients sains aux multiples vertus hydratantes et protectrices : huiles végétales, extraits de plantes ou fruits, beurre végétaux… 

Préserver sa peau des rayons UV est aussi primordial, de manière générale, et ça l’est d’autant plus lorsqu’on suit un traitement chimiothérapique car la peau devient photosensible. Il convient de choisir l’indice de protection le plus élevé (SPF50), une crème solaire bio dont la composition renferme un maximum d’ingrédients naturels et disposant d’un filtre minéral plutôt que chimique. En effet, le premier réfléchit les UV, tandis que l’autre les absorbe. 

Se sentir mieux dans sa peau avec le maquillage bio

Même si chaque personne appréhende différemment un traitement anticancéreux, celui-ci peut généralement entraîner de la fatigue, visible sur les traits du visage. Grise mine, cernes et peau sèche peuvent être dissimulés aisément grâce à une mise en beauté légère et ingénieuse. C’est aussi un moyen formidable de reprendre le contrôle sur son image et favoriser ainsi le mieux-être. Le maquillage bio, en plus de sa dimension éthique, s’avère aussi performant que du maquillage conventionnel, si ce n’est plus ! 

Un fond de teint ou un anticerne par exemple, sont non seulement enrichis en pigments minéraux, mais également en ingrédients hydratants, nourrissants et protecteurs, comme des huiles végétales. Véritables soins, ils chouchoutent votre peau et la protègent des agressions extérieures. 

Vos sourcils semblent clairsemés ? Pas de panique, il existe une grande variété de crayons à sourcils à la composition naturelle. Pour les redessiner et retrouver un regard appuyé. 

Et bonne nouvelle : il n’y a pas de contre-indications particulières concernant le fait de se maquiller en cas de traitement contre le cancer. L’importance est surtout d’opter pour des produits non allergènes, adaptés aux peaux sensibles et réactives

Pour le make-up, les professionnels conseillent des teintes naturelles, claires ou rosées (blush, rouge à lèvres), plutôt que des couleurs criardes qui pourraient accentuer l’effet grise mine. 

Bon à savoir : Certains établissements et hôpitaux proposent des consultations spécialisées pour apprendre à se maquiller en parallèle d’une chimiothérapie. 

Une manucure

En cours de traitement, les mains et particulièrement les ongles peuvent pâtir des effets secondaires. Dédoublement, fragilisation, cassure, décoloration, dessèchement des cuticules et même chutes d’ongles peuvent survenir. D’où l’intérêt d’en prendre bien soin également ! Ce peut être avec une crème hydratante pour les mains, ou un soin huileux appliqué en massage sur les cuticules et le contour des ongles pour les renforcer. On peut aussi utiliser un soin durcisseur fortifiant. Enfin, pour une manucure réussie, le vernis à ongles est incontournable. Sur La Boutique Moso, nous proposons des vernis à ongles aux formules bio-sourcées, enrichies en silice de bambou. 

De préférence, portez vos ongles courts pour éviter qu’ils ne se cassent et laissez libre cours à vos envies ! Et pour la touche finale, n’oubliez pas le top coat, qui les protège des coups et les rend encore plus forts.

Le choix du déodorant naturel

La plupart des déodorants anti-transpirants conventionnels contiennent des sels d’aluminium. Ceux-ci ont pour effet de bloquer totalement les glandes sudoripares et donc le phénomène naturel de transpiration. Irritants, ils peuvent éventuellement occasionner des démangeaisons et de l’eczéma. Pire, ils font l’objet d’une controverse depuis plusieurs années : ils favoriseraient l’apparition de cancer du sein. Mais pour l’instant, le consensus scientifique assure qu’il n’existe pas suffisamment de liens pour le prouver. 

Le déodorant naturel et bio n’est pas une alternative, mais une nécessité pour les peaux sensibles et fragilisées par une chimiothérapie ! Ce qui fait son efficacité ? Des huiles essentielles antibactériennes naturellement parfumantes, des huiles végétales hydratantes et protectrices, du bicarbonate de soude ou de l’amidon de maïs absorbants… 

Et surtout, un déodorant naturel n’entrave pas le phénomène de transpiration. Il va plutôt limiter la prolifération de bactéries responsables des mauvaises odeurs, absorber l’humidité et réguler la transpiration. Pour des aisselles saines et sèches !

Un peu d’histoire… 

1985 : La première campagne Octobre Rose voit le jour aux Etats-Unis. À cette époque, son but est déjà de sensibiliser au dépistage du cancer du sein et à la mammographie. 

1993 : Evelyn Lauder, femme d’affaires, figure mondaine américaine et philanthrope, crée la Breast Cancer Research Foundation. Celle-ci se consacre à la recherche génétique et clinique, et à la récolte de fonds pour la financer. 

Dès lors, le mois d’octobre est établi de façon internationale, pour rappeler l’importance du dépistage du sein précoce. 

1994 : L’entreprise Estée Lauder s’allie avec le magazine Marie-Claire pour la lutte contre le cancer du sein, en créant l’association Cancer du Sein Parlons-En, rebaptisée Ruban Rose en 2020.

26 ans après, Octobre Rose est toujours un moment crucial à travers le monde pour sensibiliser davantage le grand public au cancer du sein. Évènements, initiatives associatives, appels aux dons...

Vous souhaitez soutenir la recherche ? Faites un don pour l’association Cancer du Sein Parlons-En

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